TROIS QUESTIONS à Fred Célimène
Fred Célimène est Professeur de Sciences Economiques
à l’Université des Antilles et de la Guyane
et Directeur du CEREGMIA. Il est l’auteur
de nombreux travaux empiriques en macroéconomie.
Il vient de publier un ouvrage très remarqué avec
André Legris intitulé «L’économie
de l’esclavage colonial : enquête et bilan du XVIIème
au XIXème siècle» (CNRS Editions, 2003).
Quels sont les avantages de Cyberlibris?
J’ai toujours été très sensible au caractère
insulaire voire ultrapériphérique de notre Université.
Cela impose quotidiennement des contraintes particulièrement
lourdes en matière de gestion des ressources bibliothécaires
pour les Enseignants-Chercheurs, mais aussi et surtout pour les
étudiants. Ces contraintes concernent notamment :
- l’éclatement de l’Université des
Antilles et de la Guyane sur trois sites (Guadeloupe-Martinique-Guyane)
;
- le coût de conservation des ouvrages dans un climat tropical
qui concentre tous les éléments corrosifs ;
- les difficultés et le temps d’accès aux
ouvrages par le biais des prêts inter-bibliothèques
auprès de bibliothèques situées en Europe.
Cyberlibris nous permet d’apporter des solutions à
tous ces problèmes.
Comment comptez-vous utiliser Cyberlibris ?
Je suis tenté de dire qu’il y a, à mes yeux,
deux utilisations complémentaires de Cyberlibris. La première
repose sur l’approche classique de la pédagogie que
l’on peut résumer par l’expression anglaise top-down.
Le professeur bâtit sa séquence de cours, mobilise
les ressources idoines de Cyberlibris, les insère dans son
étagère digitale et donne ainsi à ses étudiants
l’opportunité d’un parcours riche et dûment
balisé. J’y vois là un réel effet de
levier pédagogique.
La seconde utilisation est du type bottom-up. Nos étudiants
sont des virtuoses en matière de surf Internet. Certains
y voient un grave défaut. J’y vois plutôt une
force dont peuvent tirer parti les Enseignants-Chercheurs des Universités
en général, et de l'Université des Antilles
et de la Guyane en particulier. Je n’ai qu’un souhait
: que les étudiants butinent, musardent dans Cyberlibris.
Ils y trouveront une garantie de qualité que trop souvent
le Net n’offre pas. Je suis intimement convaincu qu’une
nouvelle pédagogie peut émerger à l’intersection
de ces deux utilisations.
Avez-vous des suggestions ?
Continuer l’effort entrepris pour rassembler des contenus
divers et variés et, toujours, de qualité. Permettre
à tous les utilisateurs de Cyberlibris, je devrais dire la
communauté Cyberlibris, d’interagir en tant que vraie
communauté savante.
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